Blasphème


Héraclite d'Ephèse a dit: "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve". Ce qui revient à dire que le monde est en perpétuel changement. Eh bien, je fais partie du monde et je suis donc également en perpétuel changement.

Il fut un jour j'ai créer Cela (ce blog ; une sorte d'autobiographie en somme). Ce jour là, j'ai écrit : « Je maudis le jour ou j'ai eu cette véritable impulsion m'entraînant dans la divulgation du miroir de mon caractère, de mon apparence, de ma vie. »
Aujourd'hui, je me trouve esclave de l'impulsion inverse, ce qui a provoq la destruction d'une partie du miroir de mon existence.
Pourquoi ? Parce que je ne trouve plus d'importance à ce qu'on me connaisse mieux. Bien sur, si j'admet l'hypotse que cela permettait au lecteur de mieux me connaître. De part ma fon d'écrire, je peux en effet créer chez le lecteur une certaine irritation que je ne souhaite aucunement. De plus, en toute modestie, qu'est-ce que cela a bien pu apporté au lecteur ?
J'ajouterais à cela que le bas nombre de ces derniers n'y est pour rien dans cette décision. :)

Cependant, comme peaufiner mes réflexions par écrit me satisfait tout particulièrement, je ne vais pas encore me prononcer sur l'avenir de Cela.

# Posté le lundi 19 décembre 2005 15:49

Modifié le lundi 18 juin 2007 13:06

MSN est un alcaloïde voilant momentanément la vie de sa victime tout en l'incitant à cette corruption qu'est le désir du paraître

MSN est un alcaloïde voilant momentanément la vie de sa victime tout en l'incitant à cette corruption qu'est le désir du paraître

Ce qui est intéressant dans les relations virtuelles via Internet, c'est que cela nous permet de jouer un rôle, de nous amuser à l'égard d'autrui tout en utilisant notre apparence qui n'est tout simplement plus la vue d'un corps physique mais la vue d'une image qui peut s'avérer sournoisement fausse, d'un langage qui peut s'avérer « exagérateur » et de propos historiques de sa propre vie qui peuvent s'avérer complètement imaginés!
Ahahahah,
et nous, petits êtres naïfs de l'occident, nous faisons confiance. Ahh comme la confiance est un grand mot, ne trouvez-vous pas ?

Bien,
ceci était en ce qui concerne les vamp du web. Je les trouverais malins sur quelques points : ils ont non seulement conscience de leurs jeux mais ils ont également conscience du caractère illusoire d'une relation virtuelle ! Donc non coupables d'eux-mêmes, ils se servent de notre aveuglement envers le paraître tout en s'amusant un peu.

In
consciemment, la plupart des surfeurs ne sont plus aussi naturels sur internet qu'ils le sont en réalité. C'est exaspérant de s'en rendre compte, non ? Car cela voudrais dire que quelque chose nous influence, voir nous gouverne à travers cette action d'écrire. Bien entendu, énormément de facteurs s'empilent de telle sorte que je n'ai aucunement l'envie de les connaître ni de les apprivoiser. Et moi-même, succombe, victime de mon ignorance...

Et pour le
s autres qui ne me croient pas sur le changement de tempérament engendré par le web, c'en est tout aussi irritant, car je suis persuadée qu'ils se rendent bien compte que tous les moyens de communication de ce monde diffèrent et donc diffèrent dans notre façon de nous comporter avec eux ! La preuve réside dans la compréhension du titre de cet article!

O
n pourrait éventuellement séparer tous ces moyens de communication en disant, je reste moi sur le web, je reste moi au téléphone et je reste moi en réalité bien que ces mois se distinguent tous les uns des autres. Je veux dire par là qu'avec chaque moyen de communication, nous avons un tempérament différent qui pourrait être décrit comme naturel vu qu'il ne varie presque pas lui-même mais se distingue d'avec les autres tempéraments influencés par ces autres moyens de communication.

Ev
idemment, je nie rester naturelle tout en vous écrivant ainsi. Et j'en viens indéniablement au fait qu'écrire me différencie de la moi naturelle tout en me permettant de révéler un de mes talents qui reste pratiquement vain en réalité donc en oral. Voilà la différence primordiale de mon être virtuel d'avec mon être réel.

Cepe
ndant tout est plus compliqué que cela, car même en réalité beaucoup divulguent différents personnages qui dépendent des personnes avec qui ils se trouvent.

Photo: Magnifique arbre enneigé pris par guillaume. (Il neige encore à mi-avril, autant dire que je suis heureuse de la conséquence visuel de ce dérèglement des saisons)

# Posté le mardi 11 avril 2006 07:05

Modifié le samedi 26 mai 2007 11:21

Amour-propre ?

Amour-propre ?
*-*-*-*-*-*

« J'aime m'entendre parler. C'est un de mes plus grands plaisirs. Je me tiens souvent à moi-même de longues conversations, et je suis si intelligent que parfois, je ne comprends pas un traître mot de ce que je dis. »

Oscar Wilde

*-*-*-*-*-*

« La nature de l'amour-propre et de ce moi humain est de n'aimer que soi et de ne considérer que soi.

M
ais que fera-t-il? Il ne saurait empêcher que cet objet qu'il aime ne soit plein de défauts et de misères: il veut être grand, et il se voit petit; il veut être heureux, et il se voit misérable; il veut être parfait, et il se voit plein d'imperfections; il veut être l'objet de l'amour et de l'estime des hommes, et il voit que ses défauts ne méritent que leur aversion et leur mépris. »

Pensée 100, Amour-propre
Blaise Pascal

*-*-*-*-*-*

# Posté le dimanche 04 juin 2006 12:17

Modifié le mercredi 07 juin 2006 14:38

Amitié

Amitié
On nous bourre le crane d'idées positives à propos de l'amitié du genre :
« L'amitié fait le tour du monde et nous convie tous à nous réveiller pour la vie heureuse. »
Epicure

« L'amitié est une âme en deux corps. »
Aristote

« L'amit est l'amour sans ailes. »
Lord Byron

Tout en oubliant que :
« L'éloignement et la longue absence nuisent à toute amitié. »
Arthur Schopenhauer

Ou, dit autrement :
« L'amitié que la présence attiédit, que l'absence efface. »
François René de Chateaubriand

Il est ainsi donc évident que:
« Qui néglige les marques de l'amitié, finit par en perdre le sentiment. »
William Shakespeare

Et que de ce fait:
« La moitié d'un violent amour, c'est presque une amitié. »
Alfred de Musset

Sans omettre naïvement que :
« Peu d'amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu'il n'y est pas. »
Blaise Pascal

Ainsi que :
« L'amitié naît lorsqu'on a pour l'autre une estime supérieure à celle qu'on a pour soi-même. »
Friedrich Nietzsche

Et pour en venir à quelques conclusions acceptables, nous dirons que :
« L'égoïsme est le poison de l'amitié. »
Honoré de Balzac

Et que :
« L'amitié dure davantage entre des égaux. »
Cicéron

Doit-on également en venir jusqu'à dire :
« Courtes lettres et longues amitiés, tel est ma devise. »
Voltaire

Ou bien :
« Ton amitié m'a souvent fait souffrir ; sois mon ennemi, au nom de l'amitié. »
William Blake

Allez mes amis, abandonnez sur moi le courroux de votre appréhension à mon égard et que je sois gratifiée, comme il se doit, d'une punition qui me poursuivra à tout jamais de la lassitude de Notre personne ! Hélas pour moi, comme je vous aime, il n'en sera que trop facile pour vous. Courage !

# Posté le mercredi 21 juin 2006 11:47

Boire de l'alcool est une ouverture d'esprit et l'ouverture d'esprit, c'est une forme d'intelligence !

Boire de l'alcool est une ouverture d'esprit et l'ouverture d'esprit, c'est une forme d'intelligence !


Afin de compléter ce miroir de mon existence que représente Cela et qui, je peux aisément le comprendre, n'intéresse personne, je vais tergiverser sur un sujet qui me tenait particulièrement à c½ur. Il concerne cette question : Pourquoi boire de l'alcool ?

T
out premièrement, j'aimerais me questionner sur le pourquoi je me pose cette question ? Je me pose cette question car je suis une cature d'esprit qui aime à satisfaire sa capacité de penser. Néanmoins, comme je le précise tout le temps, je n'entend pas par là que je pense « bien » ou/et que je pense « juste ».

Je refuse de dépendre d'une personne, d'une chose, et ici sujet, d'un acte et d'une substance car je considère que l'indépendance est la chose la plus précieuse que l'homme possède. Ainsi, je me refuse la dépendance qu'engendre non seulement l'acte de boire mais la substance elle-même (éthanol => CH3CH2OH)

Et pourtant, je bois et j'aime cela. L'alcool a selon moi le pouvoir premier de sensibiliser l'être humain, de le pousser jusqu'à des degrés extrêmes de toutes ces émotions innombrables dont nous sommes habituellement les victimes. La peur, la tristesse, l'agressivi, la fierté, l'arrogance, l'insensibilité par rapport à autrui mais aussi la camaraderie, la tendresse, la dévotion ; tout y passe. Le premier problème concerne ce premier point et consiste à éprouver des émotions nous permettant d'adopter une humeur, un comportement agréable à nous-même et à autrui. Cela n'est en règle général pas un problème pour moi.

Le deuxième point concerne l'abêtissement. J'entend par là, l'affaissement de la capacité de réfléchir donc de penser correctement. Effectivement, l'on pourrait dire que boire de l'alcool rend stupide. Ce qui est une aubaine pour moi qui ne peut m'empêcher de vaquer à mes réflexions intérieures parfois si poussées que cela va jusqu'à me blesser. Cela dit, ce terme « stupidité » prête à confusion car je ne l'entends pas dans un sens négatif, bien au contraire! Cette simplicité d'esprit nous permet en effet de penser et de voir le monde autrement voir plus simplement.

Boire de l'alcool est une ouverture d'esprit et l'ouverture d'esprit, c'est une forme d'intelligence ! Permettez-moi de m'expliquer. Etre conscient et décidé du fait qu'on est sur le point d'ingurgiter de l'alcool nous rend conscient et déci du fait que nous allons modifier nos émotions présentes, notre façon d'être et notre vision du monde. Et cela est consirable ! N'est-ce pas une ouverture d'esprit que d'accepter plusieurs vision du monde ?! Car c'est être dans l'accord de voir le monde de différentes manières. C'est être sot que de se contenter que d'une vision du monde et comme ingurgiter de l'alcool nous en fournit une autre, notre intelligence d'esprit en est que renforcé !

Ce qui pourrait nous dissuader de boire c'est qu'ivres, nous pourrions dire : « Eh bien ! Cela n'est pas moi ! ». Mais est l'erreur fatale ! Car c'est ne pas savoir s'assumer, ne pas assumer son « moi », son « essence ». Nous serons toujours nous, quoi que nous ingurgitions, quoi que nous fumions car notre essence intérieure, elle, ne change point. Ce qui change, c'est notre façon d'interagir en pensées ou en actes avec ce monde matériel comme spirituel.

Le troisième point concerne cette constatation de Jean-Paul Sartre : « L'homme est un conteur d'histoire ». En buvant de l'alcool, il nous arrive un grand nombre d'aventures à raconter. Ainsi comme l'homme aime raconter des histoires, il est heureux d'avoir vécu des aventures à raconter à son entourage.

Bien entendu, l'effet de l'alcool n'est que temporaire. Mes émotions, ma simplicité d'esprit, ma vision du monde sont modifiées de manre épre. Et puis, c'est ingurgiter de GRANDES quantités d'alcool qui détruit les neurones nécessaires au bon fonctionnement de notre système nerveux central et périphérique. Etant donné que je ne tiens pas à être dépendante de ce liquide ayant le pouvoir de me détruire corporellement comme mentalement, je me modère.

Photo: Ich (München, Hofbräuhaus, Dezember 2006)

# Posté le dimanche 29 octobre 2006 06:13

Modifié le lundi 04 décembre 2006 16:07