Afin de compléter ce miroir de mon existence que représente Cela et qui, je peux aisément le comprendre, n'intéresse personne, je vais tergiverser sur un sujet qui me tenait particulièrement à c½ur. Il concerne cette question : Pourquoi boire de l'alcool ?
Tout premièrement, j'aimerais me questionner sur le pourquoi je me pose cette question ? Je me pose cette question car je suis une créature d'esprit qui aime à satisfaire sa capacité de penser. Néanmoins, comme je le précise tout le temps, je n'entend pas par là que je pense « bien » ou/et que je pense « juste ».
Je refuse de dépendre d'une personne, d'une chose, et ici sujet, d'un acte et d'une substance car je considère que l'indépendance est la chose la plus précieuse que l'homme possède. Ainsi, je me refuse la dépendance qu'engendre non seulement l'acte de boire mais la substance elle-même (éthanol => CH3CH2OH)
Et pourtant, je bois et j'aime cela. L'alcool a selon moi le pouvoir premier de sensibiliser l'être humain, de le pousser jusqu'à des degrés extrêmes de toutes ces émotions innombrables dont nous sommes habituellement les victimes. La peur, la tristesse, l'agressivité, la fierté, l'arrogance, l'insensibilité par rapport à autrui mais aussi la camaraderie, la tendresse, la dévotion ; tout y passe. Le premier problème concerne ce premier point et consiste à éprouver des émotions nous permettant d'adopter une humeur, un comportement agréable à nous-même et à autrui. Cela n'est en règle général pas un problème pour moi.
Le deuxième point concerne l'abêtissement. J'entend par là, l'affaissement de la capacité de réfléchir donc de penser correctement. Effectivement, l'on pourrait dire que boire de l'alcool rend stupide. Ce qui est une aubaine pour moi qui ne peut m'empêcher de vaquer à mes réflexions intérieures parfois si poussées que cela va jusqu'à me blesser. Cela dit, ce terme « stupidité » prête à confusion car je ne l'entends pas dans un sens négatif, bien au contraire! Cette simplicité d'esprit nous permet en effet de penser et de voir le monde autrement voir plus simplement.
Boire de l'alcool est une ouverture d'esprit et l'ouverture d'esprit, c'est une forme d'intelligence ! Permettez-moi de m'expliquer. Etre conscient et décidé du fait qu'on est sur le point d'ingurgiter de l'alcool nous rend conscient et décidé du fait que nous allons modifier nos émotions présentes, notre façon d'être et notre vision du monde. Et cela est considérable ! N'est-ce pas une ouverture d'esprit que d'accepter plusieurs vision du monde ?! Car c'est être dans l'accord de voir le monde de différentes manières. C'est être sot que de se contenter que d'une vision du monde et comme ingurgiter de l'alcool nous en fournit une autre, notre intelligence d'esprit en est que renforcé !
Ce qui pourrait nous dissuader de boire c'est qu'ivres, nous pourrions dire : « Eh bien ! Cela n'est pas moi ! ». Mais là est l'erreur fatale ! Car c'est ne pas savoir s'assumer, ne pas assumer son « moi », son « essence ». Nous serons toujours nous, quoi que nous ingurgitions, quoi que nous fumions car notre essence intérieure, elle, ne change point. Ce qui change, c'est notre façon d'interagir en pensées ou en actes avec ce monde matériel comme spirituel.
Le troisième point concerne cette constatation de Jean-Paul Sartre : « L'homme est un conteur d'histoire ». En buvant de l'alcool, il nous arrive un grand nombre d'aventures à raconter. Ainsi comme l'homme aime raconter des histoires, il est heureux d'avoir vécu des aventures à raconter à son entourage.
Bien entendu, l'effet de l'alcool n'est que temporaire. Mes émotions, ma simplicité d'esprit, ma vision du monde sont modifiées de manière éphémère. Et puis, c'est ingurgiter de GRANDES quantités d'alcool qui détruit les neurones nécessaires au bon fonctionnement de notre système nerveux central et périphérique. Etant donné que je ne tiens pas à être dépendante de ce liquide ayant le pouvoir de me détruire corporellement comme mentalement, je me modère.
Photo: Ich (München, Hofbräuhaus, Dezember 2006)